Cours – Sexologie

Cours de sexologie du 12 Février 2015

Les dysfonctions sexuelles :
Elles sont fréquentes et sont réparties en 2 catégories :
– Primitives : Depuis toujours
– Acquises : D’apparition spontanée alors qu’auparavant il n’y avait aucun problème
Ensuite, on distingue 2 sous catégories :
– Générales : C’est à dire qu’elles sont permanentes
– Situationnelles : Elles ne se manifestent que dans certains cas, avec un(e) seul(e) partenaire.
Au sein de ces dysfonctions, on retrouve 2 causes :
– Organiques : Les plus fréquentes chez les personnes âgées avec notamment les troubles de l’érection chez les hommes.
– Psychogènes : Les plus fréquentes chez les jeunes

Les dysfonctions sexuelles touchant les hommes :

1) Les troubles de l’érection :
Ils peuvent se manifester soit par une impuissance totale, soit par une érection dites “insuffisante” pour permettre une pénétration.
Egalement mais de façon plus anecdotique, la maladie de Lapeyronie qui correspond à une déviation de la verge.

2) Les troubles de l’éjaculation :
Soit l’homme a une éjaculation prématurée, surtout chez les jeunes.
De nouvelles thérapeutiques sont sorties récemment, à savoir des ISRS comme la dapoxétine (Priligy) avec de bons résultats.
Soit l’homme n’a pas d’éjaculation = anéjaculation.

3) Les troubles du désir :
Plutôt rare chez l’homme, pouvant être psychogène mais sans négliger une éventuelle cause organique sous jacente.

4) Les troubles du plaisir
Idem.

Les dysfonctions sexuelles touchant les hommes :

Chez la femme, on distingue :

1) Les troubles de la pénétration
L’endométriose est fréquente, responsable de dyspareunie.
Le vaginisme est une pathologie qui consiste en l’impossibilité de pénétration par contraction du vagin, souvent lié à un traumatisme dans le passé de la patiente de type agression sexuelle.

2) Les troubles du désir
Plus fréquents que chez les hommes

3) Les troubles du plaisir
Idem

Les dysfonctions sexuelles touchant les 2 sexes :

1) Les perversions sexuelles
Comprenant entre autres toutes les paraphilies qui sont des attirances ou pratiques sexuelles qui diffèrent des actes traditionnellement considérés comme « normaux ».

2) Les comportements sexuels déviants.

Les particularités de la sexologie en médecine générale

Parler de sexologie est souvent une gêne, à la fois pour le patient et pour le médecin. Des études montrent que le patient attend qu’on lui parle de sexe, tandis que le médecin attend lui que ce soit le patient qui aborde le sujet.

Quand aborder la question de la sexologie en consultation ? En théorie, il faudrait toujours le faire même si évidemment c’est difficilement réalisable dans certains cas (exemple le patient qui vient pour une rhinite).

Dans certains cas, il faudra particulièrement y penser :
– Les syndromes dépressifs
– Les problèmes de couples
– Les maladies organiques comme : HTA, diabète, Athérome
– La grossesse et le post partum
– Les infections gynéco
– Les syndromes non étiquetés : Spasmophilie, fibromyalgie
– Les demandes d’ordonnance pour des médicaments comme le viagra

Le SDT = Syndrome de déficit en testostérone :

Quels examens demander devant une suspicion :
– Testostérone biodisponible
– Bilan lipidique + glycémie à jeun
– PSA
– Echographie doppler artériel et veineux des vaisseaux péniens, hypogastriques et aorto iliaques.

Le traitement :
– Pas d’empblée
– Androgel (testostérone)
– Sildénafil / tadalafil (Cialis)