Cours – Actualités en psychiatrie

Trace en rapport avec le cours sur les actualités en psychiatrie du 27/01/15

1) Dépression :

Actuellement, pour le dépistage de la dépression, 2 échelles existent :
– HADS
– 4 items GDS
Le diagnostic de syndrome dépressif se fait selon l’OMS par le DSM V.
On note une grande variation des symptômes selon les différentes classes d’âges.
Les traitements de la dépression :
– 1ère intention : ISRS, IRSNA
– 2ème intention : ADTC
– 3ème intention : IMAO
Les deux antidépresseurs qui ont le meilleur rapport efficacité / tolérance sont la sertraline et l’effexor.

Il a été montré que pour les dépressions légères et modérées, les antidépresseurs ont globalement le même effet que les placebos. En revanche, pour les dépressions plus graves, les antidépresseurs sont très efficaces.

Les ISRS augmentent le risque de suicide dans les premiers jours de traitement chez les jeunes patients. Par contre, ils ont un effet protecteur chez les plus vieux.

Les alternatives au traitement médicamenteux sont diverses et souvent très efficaces :
– Thérapie cognitivo comportementale : Elles ont un taux de rechute plus faible que les médicaments donc elles ont intérêt dans les dépressions récurrentes.
– Electroconvulsivothérapie : Surtout pour les dépressions mélancoliques et délirantes.
– Exercice physique
– Luminothérapie

Attention à la population des patients parkinsoniens : Préférer les agonistes dopaminergiques (type sifrol) plutôt que les IRS.

2) Les troubles anxieux :

Prescription trop nombreuse de benzodiazépines de la part des médecins en général. Les antidépresseurs sont très efficaces et notamment la paroxétine.

3) Démence d’Alzheimer :

Certaines études prouvent que les patients atteint d’une démence d’Alzheimer à qui l’on prescrit des neuroleptiques pour un état d’agitation, vont se dégrader. Il faut donc être très vigilant et ré évaluer rapidement les effets de ce type de traitement chez ces personnes.

4) La dépression et le risque cardiovasculaire ?

Certaines études prouvent qu’il existe une corrélation entre la dépression et le risque cardiovasculaire. Le syndrome dépressif serait ainsi un facteur de risque et également un facteur pronostique en augmentant le taux de récidive de pathologie coronaire par exemple.
En revanche, les études ne prouvent pas que l’on améliore les patients cardiovasculaires en traitant en amont leur dépression.

5) Les benzodiazépines et la maladie d’Alzheimer

Une étude récente montre qu’il existe un sur risque de 50% d’avoir une démence d’Alzheimer pour les patient ayant reçu un traitement par BZD, avec un effet dose dépendant.

6) Les symptômes médicaments inexpliqués :

= Troubles somatoformes
Ces troubles répondent bien aux BZD et aux techniques de relaxation.

Les facteurs favorisants sont principalement :
– Prédisposition génétique
– Abus physiques
– Vécu de situation traumatique
– Sensibilité accrue au rejet social

Tous ces troubles sont amplifiés par un renforcement négatif des symptômes.
Le traitement consiste en :
– l’exposition en favorisant l’exercice physique.
– la restructuration cognitive : Il est important d’encourager les patients à se rendre compte d’où proviennent leurs symptômes sans jugement. => Rôle du questionnement socratique en posant des questions de plus en plus précises en fonction des réponses (flèche descendante) puis en faisant réfléchir le patient sur les probabilités que cela se passe comme il l’imagine.
– ISRS (venlafaxine)