Tutorat – Souffrances psychique aux différents âges de la vie et addictions

Trace en rapport avec la séance de tutorat du 30/10/14 :

Les cas rapportés au cours de cette séance ont permis de tirer deux axes principaux. En premier lieu, il s’est avéré que l’alcool était l’addiction majoritaire et quasiment toujours présente dans les contextes de poly addiction et de souffrance psychiques. En deuxième partie, nous avons traité des souffrances psychiques et de l’apparition de symptômes malgré l’absence d’argument somatique chez ces patients en souffrance.

1) Problème lié à la consommation excessive d’alcool :

Il nous est apparu important pour ces patients de préciser leur mode d’entrée dans l’alcool, car la prise en charge pourra être différente en fonction du rapport qu’ils ont avec l’alcool. Certains ont consommé dans un contexte festif, d’autre familial, d’autres à visée anxiolytique ou pour oublier des faits difficiles de leur vie.
Ensuite, il faut hiérarchiser les pathologies de ces patients qui souvent ont d’autre problème, et faire la part entre le côté psychologique et le côté somatique.
Au cours des premières consultations, interroger le patient sur la façon dont-il perçoit sa maladie et sa consommation, c’est l’entretien motivationnel.
La prise en charge de ces patients va nécessité un suivi très rapproché, la mis en place d’un contrat et faire appel à une coordination des soins entre les différents intervenants, que ce soit le psychologue ou le psychiatre, l’addictologue, le gastroentérologue, l’assistante sociale etc …
En second recours, on peut se poser la question de l’utilité des médicaments, qui ne doivent jamais être prescrit en premier intention.
Ces patients ayant souvent d’autres addictions, comportements à risques, et l’alcool ayant de nombreux effets néfastes, il faudra faire chez eux une prévention et un dépistage très rapprochés.
L’arrêt de l’alcool étant très difficile, le lien avec l’entourage et la famille du patient sera indispensable.

2) Souffrances psychiques et somatisation :

Beaucoup de patients, notamment en consultation de médecine générale viennent avec une plainte, qu’elle soit somatique ou psychique. La difficulté est en premier lieu de ne pas passer à côté de choses très simples, notamment le manque du sommeil. Il nous est paru très important d’évaluer pour chacun des patients, la qualité de leur sommeil avant de poursuivre la suite des explorations devant des symptômes tels que des lombalgies ou céphalées par exemple.
Enfin, toujours faire une prise en charge du patient en prenant en compte les problèmes familiaux, professionnels ou sociaux qu’il pourrait rencontrer, souvent à l’origine de somatisation importante.