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Cours – Actualités en infectiologie

Trace en rapport avec le cours sur les actualités en infectiologie du jeudi 12 mars 2015

Le cours traite des nouveautés sur dans la prise en charge des infections urinaires

Résistance des pathogènes responsables des IU par rapport aux ATB :
– Amoxicilline : 50%
– Pivmecillinam (selexid) : 10%
– C3G : 5 à 10%
– Aztreonam : 5%
– Monuril : <5% - FQ : 10 à 25% - Bactrim : 30% Conduite à tenir devant une cystite aiguë simple
– Un seul examen : BU
– Leuco positifs
– Si nitrites positifs : BGN type Entérobactéries donc Monuril
– Si nitrites neg : Suspicion staph saprophyticus donc Nitrofurantoïne ou FQ 3 jrs

Les 3 germes les plus fréquents des cystites :
– 80 % : E. Coli (BGN type entérobactérie)
– 10% : Protéus mirabilis (BGN type entérobactérie)
– 10% : Staphylococcus saprophyticus (CG+) Nitrites (-)
– Rq : Autres BGN entérobact : Klebsiella, salmonella, shigella…

Les règles de prescription des fluoroquinolones :
– Pas de prise de FQ dans les 6 derniers mois
– Pas de sport, pas de marche longue car fragilise les tendons
– Arrêter le traitement si douleurs
– Peuvent donner également des polyarthralgies
– Photoprotection : Pas d’exposition
– CI si grossesse

Conduite à tenir devant des cystites à répétition = récidivantes
– Rappel des règles hygiénodiététiques : s’essuyer d’avant en arrière, nettoyage avec savon neutre (type savon de marseille), pipi après rapports, boire +++, mictions complètes et fréquentes, traiter une constipation.
– Egalement penser à prescrire colpotrophine pour la flore vaginale
– ECBU + ATBgramme
– Consultation uro pour cystoscopie +/- uroscanner

Conduite à tenir devant une pyélonéphrite aiguë simple
– ECBU
– Pas d’échographie, pas d’hémocultures

Critères de positivité d’un ECBU :
– Leuco > 10^4/mL soit 10/mm3
– ou UFC > 10^3 UFC/mL (ou 10^4 pour des germes commensaux comme entérocoques)

Critères de traitement à domicile d’une PNA
– Clinique typique
– Pas de signe de sepsis sévère
– Pas d’indication urologique
– Pas de comorbidités (age, insuffisance rénale, grossesse, uropathie)
– Réévaluation possible à 48h, systématique
– Bonne observance

Traitement des PNA en ville
– FQ ou C3G parentérale pour 7 jours

CAT devant une bactériurie asymptomatique :
– Pas de traitement
– Pas de surveillance
– Sauf si grossesse ou geste urologique programmé

Cours – Sexologie

Cours de sexologie du 12 Février 2015

Les dysfonctions sexuelles :
Elles sont fréquentes et sont réparties en 2 catégories :
– Primitives : Depuis toujours
– Acquises : D’apparition spontanée alors qu’auparavant il n’y avait aucun problème
Ensuite, on distingue 2 sous catégories :
– Générales : C’est à dire qu’elles sont permanentes
– Situationnelles : Elles ne se manifestent que dans certains cas, avec un(e) seul(e) partenaire.
Au sein de ces dysfonctions, on retrouve 2 causes :
– Organiques : Les plus fréquentes chez les personnes âgées avec notamment les troubles de l’érection chez les hommes.
– Psychogènes : Les plus fréquentes chez les jeunes

Les dysfonctions sexuelles touchant les hommes :

1) Les troubles de l’érection :
Ils peuvent se manifester soit par une impuissance totale, soit par une érection dites “insuffisante” pour permettre une pénétration.
Egalement mais de façon plus anecdotique, la maladie de Lapeyronie qui correspond à une déviation de la verge.

2) Les troubles de l’éjaculation :
Soit l’homme a une éjaculation prématurée, surtout chez les jeunes.
De nouvelles thérapeutiques sont sorties récemment, à savoir des ISRS comme la dapoxétine (Priligy) avec de bons résultats.
Soit l’homme n’a pas d’éjaculation = anéjaculation.

3) Les troubles du désir :
Plutôt rare chez l’homme, pouvant être psychogène mais sans négliger une éventuelle cause organique sous jacente.

4) Les troubles du plaisir
Idem.

Les dysfonctions sexuelles touchant les hommes :

Chez la femme, on distingue :

1) Les troubles de la pénétration
L’endométriose est fréquente, responsable de dyspareunie.
Le vaginisme est une pathologie qui consiste en l’impossibilité de pénétration par contraction du vagin, souvent lié à un traumatisme dans le passé de la patiente de type agression sexuelle.

2) Les troubles du désir
Plus fréquents que chez les hommes

3) Les troubles du plaisir
Idem

Les dysfonctions sexuelles touchant les 2 sexes :

1) Les perversions sexuelles
Comprenant entre autres toutes les paraphilies qui sont des attirances ou pratiques sexuelles qui diffèrent des actes traditionnellement considérés comme « normaux ».

2) Les comportements sexuels déviants.

Les particularités de la sexologie en médecine générale

Parler de sexologie est souvent une gêne, à la fois pour le patient et pour le médecin. Des études montrent que le patient attend qu’on lui parle de sexe, tandis que le médecin attend lui que ce soit le patient qui aborde le sujet.

Quand aborder la question de la sexologie en consultation ? En théorie, il faudrait toujours le faire même si évidemment c’est difficilement réalisable dans certains cas (exemple le patient qui vient pour une rhinite).

Dans certains cas, il faudra particulièrement y penser :
– Les syndromes dépressifs
– Les problèmes de couples
– Les maladies organiques comme : HTA, diabète, Athérome
– La grossesse et le post partum
– Les infections gynéco
– Les syndromes non étiquetés : Spasmophilie, fibromyalgie
– Les demandes d’ordonnance pour des médicaments comme le viagra

Le SDT = Syndrome de déficit en testostérone :

Quels examens demander devant une suspicion :
– Testostérone biodisponible
– Bilan lipidique + glycémie à jeun
– PSA
– Echographie doppler artériel et veineux des vaisseaux péniens, hypogastriques et aorto iliaques.

Le traitement :
– Pas d’empblée
– Androgel (testostérone)
– Sildénafil / tadalafil (Cialis)

ECBU

Définition :
– A réaliser sur urines fraîches, les premières du matin, après désinfection locale.
– Examen direct après coloration de gram : Nb de cellule, le type, la présence de cristaux et de germes.
– Culture sur milieu aérobie et anaérobie avec antibiogramme/

Valeurs normales :
– GR < 5/mm3 = 5000/mL - GB < 10/mm3 = 10000/mL - Germes : Aucun - Pas de cylindre - Cristaux : Dépendants du pH urinaire Indications :
– SFU avec fièvre
– Fièvre prolongée inexpliquée
– SFU chez un patient à l’hôpital ou avec antécédents particuliers
– Hématurie macroscopique
– Incontinence urinaire brutale chez une personne âgée
– Infections urinaires basses à répétition
– Infection urinaire basse résistante à un traitement probabiliste
– Suspicion d’infection urinaire après prise d’ATB

Causes d’élévation :
– GR (cf plus bas) :
* Entre 5×10^3 et 10^5/mL : Hématurie microscopique
* > 10^5/mL : Hématurie macroscopique
– GB > 10^4/mL : Leucocyturie
– Germes :
* < 10^3/mL : Contamination probable * Entre 10^3 et 10^5/mL : Infection urinaire probable, ECBU à refaire * > 10^5/mL : Infection urinaire certaine
– Cylindres :
* Hyalins : Non pathologiques
* Hématiques : Lésions glomérulaires (glomérulonéphrite proliférative)
* Leucocytaires : Inflammation rénale
* Granuleux, pigmentés : Hémoglobinurie, myoglobinurie
* Epithéliaux : Nécrose tubulaire

Causes de diminution :
– Rien

Hématuries :
3 Types d’hématurie :
– Initiale : Uréthro-prostatique
– Terminale : Vésicale
– Totale : Pas de localisation précise.
Il faut éliminer les causes non urologiques : Saignement génital.
1) Causes urologiques :
* Urétrales : urétrite, trauma de l’urètre, sonde urinaire
* Prostatiques : cancer de la prostate, prostatite
* Vésicales : cancer de vessie, cystite, lithiase vésicale
* Urétérales : cancer urétéral, lithiase rénale
* Rénales : pyélonéphrite, cancer du rein, trauma du rein, reins polykystiques
2) Causes néphrologiques :
* Néphropathie glomérulaire : maladie de Berger, syndrome d’Alport, syndrome néphritique, syndrome néphrotique impur…
* Néphrite interstitielle : Médicamenteuse ou infectieuse
* Néphro-angio-sclérose : HTA maligne
* Nécrose tubulaire aiguë